Sa barbe fournie évoque un Hipster américain tout droit sorti du Middle West. Sa musique a des accents de vieux blues qui célèbre les grands noms du rock : Led Zeppelin, BBking, les Rolling Stones, Supertramp, la Motown.

Avec 300 concerts au compteur, Will Barber est un artiste de scène qui interpelle. S’il continue de se produire régulièrement sur scène, soutenu par un public fidèle, l’heure est aujourd’hui à la composition et à l’introspection.

Son premier album solo verra bientôt le jour fin 2016. 12 compositions inédites en anglais composées et enregistrées entre Paris, Bali et les vastes paysages de Gruissan, petit village de pêcheurs du midi de la France révélé par le film 37°2 le matin. En formation groupe sur scène avec une basse électrique , une contrebasse , une batterie, des percussions, une guitare électrique et guitare acoustique, sa voix singulière transporte dans un ailleurs qu’on ne sait plus situer entre aujourd’hui et hier, entre Europe et grande Amérique.

Des influences blues rock’n roll mêlées de culture vintage d’upcycling

17-Will-Barber-copyrightedNatif d’un petit port du midi de la France aux portes de l’Espagne, Will Barber s’inspire de la puissance de la mer et des vastes espaces naturels qui l’entourent comme de la culture vintage.

La musique de Will Barber rélève des sonorités grass country américaine auxquelles se mélangent des influences punk californien. Will est de ces gars timides que le rock n’roll et le métal ont aidé à se libérer.

Fasciné très jeune par les instruments de musique, il décide de les fabriquer lui-même comme ses guitares cigar box ou ses vieilles guitares acoustiques dont le son texan country si unique fait sa singularité.

Marqué dans son parcours par la découverte de Ben Harper, il livre une musique « new roots » à la fois nouvelle et très actuelle, obtenue par l’utilisation de vieux instruments inventés ou vintage : grelots, tambourins, bombe, harmonica, guitare acoustique, weissenborn ou cigar box et vieille guitare blues. Sa musicalité touche un public large voire international conquis par sa voix brute hors du commun.

J’ai eu la chance de rencontrer Will sur un festival d’été 2015 et c’est en coulisse qu’il à bien voulu répondre à quelques unes de mes questions. :

Will Barber, tu valorises ton parcours d’autodidacte ce qui veut dire que tu n’as étudié dans une école ou un conservatoire? Mais alors comment la musique et toi, vous êtes-vous rencontrés?

Mon père était un ami intime de René Coll qui était lui-même un musicien reconnu. Il m’a fait écouter Led Zeppelin, BBking, les Stones, Supertramp, la Motown …

Ces morceaux incontournables, m’ont donné envie de faire de la musique. Mon père a toujours rêvé d’être musicien, pour mes 9 ans, il m’a fabriqué ma toute première guitare et me l’a déposée le matin de Noël au pied de l’arbre.

J’ai alors commencé par chanter sur les morceaux que mon père écoutait dans la voiture et à la maison. A 12 ans pour m’accompagner au chant, j’ai commencé à jouer sur cette guitare. J’ai appris seul, comme ça à l’oreille. L’apprentissage a pris quelques années… »A 15 ans, un guitariste m’a dit : t’as un jeu hendrixien mais t’es complètement désaccordé! C’est à ce moment là,  que j’ai découvert qu’il existait des vrais accords! »

La culture vintage t’inspire et t’attire au point de faire fabriquer ou de fabriquer toi-même tes propres instruments…Quels sont tes instruments de prédilection?

Oui c’est vrai j’aime recycler et créer moi-même mon propre son avec des objets détournés de leur utilité première.

Je joue de la guitare électro-acoustique, de la weissenborn  (lap style guitare) de l’harmonica, des percussions et de la basse.

Quant à mes guitares électriques, elles ont été fabriquées par mon père, pour les classiques. Pour le reste, c’est au coup de coeur, je les achèté à des amis ou je les chine, et certaines de mes guitares slide (weissenbornsont fabriquées par mon ami d’enfance Olivier Somon. Sa passion est de travailler le bois, il sculpte des totems Hawaïen et me fabrique des guitares qui sont uniques pour moi.

Ayant une idée bien précise du son que je veux produire, je fabrique moi-même aussi certains de mes instruments, comme mes guitares cigare box qui sonnent « country grass ». La plupart de ces instruments ont une histoire, une fois qu’ils rentrent dans ma collection je ne m’en sépare plus.

Ton son est résolument rock et blues, pourquoi avoir changé de style, toi qui vient du métal et punk?

Mes influences ont toujours été issues de Led Zeppelin, Robert Jonhson, BBking, la Mottown. J’ai toujours aimé jouer du blues, du rock,  de la soul, du gospel….

Et pourquoi l’anglais, toi qui n’est pas bilingue?

Ma culture musicale est inspirée par des artistes anglo-saxons et donc imprégnée par de musique américaine, de country, de vieux blues et rock.

Les westerns américains mythiques, les vieux Woody Allen, le cinéma de Tarantino, m’inspirent aussi beaucoup. Ma culture est « old school », j’aime la culture vintage, les vieux tattoos, le skateboard, le surf, les vielles voitures américaines et les Choppers…

Les voyages ont aussi nourri ma musique, d’abord l’Europe puis la Californie et l’Indonésie. Voilà pourquoi je chante en anglais plutôt qu’en français, je regarde vers l’étranger.

Tu écris, tu composes et tu chantes, quel est ton processus habituel de création? Comment les chansons émergent-elles, quand et sais-tu pourquoi?

Tout commence par la musique, selon mon état émotionnel mes idées s’expriment au travers de la musique. Alors je prends ma guitare et je laisse la musique s’installer. J’aime travailler seul, je m’isole peu importe le lieu… insolite parfois!

Certain morceau de mon nouvel album ont été créés dans une salle de bain de Bingin à Bali en Indonésie, où la sonorité était parfaite. J’y étais en vacances avec ma femme et ma fille, j’ai passé une bonne partie de nos vacances enfermé dans cette salle de bains!

Pour les textes, les mélodies m’inspirent souvent les grandes lignes puis je les retravaille avec des amis paroliers.

En fait, il n’y a pas vraiment de règles, parfois  la musique vient en premier ou parfois je chante un refrain puis je le pose ensuite sur une mélodie.

Puis je finalise les morceaux avec mes musiciens.

Un jour, un guitariste t’a dit qu’il y avait du Hendrix dans ton jeu même si à l’époque tu jouais faux sur une guitare désaccordée. Quels sont les grands artistes auxquels tu aimerais ressembler ?

Ben harper pour sa sensibilité et son ambiance musicale

Jim Morrisson pour sa timidité

Zack (Rage Against the Machine) pour son énergie

Tu es en train de travailler sur ton nouvel album ? peux-tu nous en dire plus ? 


Album Will BarberMon album sortira avant la fin de l’année 2016 . J’ai la chance d’être entouré de 3 grands musiciens professionnels  : Ludovic Widenlocher à la guitrare  , Jean-Emmanuel Fatna à la batterie et Tsyo Rajaona à la basse/contre basse . Une société parisienne de production m’accompagne dans cette aventure : Ekitart . C’est aussi parce qu’elle se différencie par son mode de fonctionnement : elle cumule de réelles compétences dans les différents métiers liés à son activité, mais en plus elle veille à ce que ses artistes obtiennent une rémunération équitable. Résolument moderne, cette petite société a compris que pour produire des personnes talentueuses, il fallait faire appel aux compétences des meilleurs professionnels, mais aussi savoir défendre les intérêts des artistes. Vous pouvez d’ores et déjà pré commander l’album qui sera édité en version limitée et « collector » pour les premières réservations .

Crédit photo : FRT PHOTO

Galerie

Vidéos